Voici tout ce qui change au 1er janvier 2026 pour la mobilité en Belgique
Publié le 16 janvier 2026
L'année 2026 constitue une nouvelle étape importante dans la réforme de la fiscalité automobile et de la mobilité professionnelle en Belgique. Après plusieurs années de transition, certaines mesures arrivent à leur pleine application tandis que d'autres introduisent de nouveaux mécanismes. Voici un tour d'horizon des principaux changements qui concernent les automobilistes, les employeurs et les travailleurs bénéficiant d'un budget mobilité.
Si vous préparez votre permis de conduire, sachez que la Wallonie a également instauré une nouvelle procédure d'examens depuis le 1er janvier 2026. Par ailleurs, la réforme européenne du permis prévoit des évolutions majeures d'ici 2030, dont le permis numérique sur smartphone.
Avantage de toute nature (ATN) : une hausse généralisée
Le mode de calcul de l'avantage de toute nature reste inchangé en 2026. Il continue de reposer sur la valeur catalogue du véhicule, son âge et ses émissions de CO₂.
En revanche, les valeurs de référence CO₂ sont à nouveau revues à la baisse : 70 g pour les voitures essence, GPL et gaz naturel, et 58 g pour les voitures diesel. Cette évolution entraîne une augmentation mécanique de l'ATN pour la majorité des voitures essence, diesel et hybrides rechargeables.
Les véhicules zéro émission conservent le régime le plus favorable, mais ne sont pas totalement épargnés par l'indexation. Le montant minimum annuel de l'ATN atteint environ 1 690 euros en 2026, applicable à tous les types de motorisation.
Déductibilité fiscale : 2026 comme année charnière
Le 1er janvier 2026 marque un véritable tournant dans la fiscalité des voitures de société.
À partir de cette date, les voitures thermiques et les hybrides rechargeables (PHEV) commandées par une société ne bénéficient plus d'aucune déductibilité fiscale. Tous les frais liés au véhicule — leasing, carburant, entretien, assurances — deviennent non déductibles.
Un régime transitoire reste applicable aux véhicules PHEV commandés avant le 31 décembre 2025 : 50 % de déductibilité en 2026, 25 % en 2027, puis 0 % en 2028.
Les voitures 100 % électriques et à hydrogène conservent une déductibilité de 100 % en 2026. Il s'agit toutefois de la dernière année où cette déductibilité est totale, une diminution progressive étant prévue à partir de 2027.
Budget mobilité : un rôle renforcé
Le budget mobilité permet aux travailleurs d'échanger leur voiture de société ou leur droit à une voiture de société contre un budget qu'ils peuvent affecter librement dans trois piliers : une voiture respectueuse de l'environnement, des moyens de transport durables (vélo, transports en commun, frais de logement), ou le versement en espèces.
En 2026, les montants du budget mobilité sont indexés :
- Montant minimum : environ 3 233 euros par an
- Montant maximum : environ 17 244 euros par an
L'obligation pour les entreprises de proposer le budget mobilité a été repoussée à 2027-2028, avec des exemptions pour les plus petites structures. Pour en savoir plus sur les principes de base, les conditions d'éligibilité et les possibilités d'affectation, consultez le site officiel Budgetmobilité.
Cotisation de solidarité CO₂ : un coût patronal en hausse
La cotisation CO₂, payée mensuellement par l'employeur, augmente sensiblement en 2026. Cette hausse résulte à la fois de l'indexation et de l'augmentation du multiplicateur appliqué aux véhicules émetteurs. Les voitures thermiques et hybrides rechargeables voient ainsi leur coût patronal augmenter de manière significative.
Pour les voitures électriques et à hydrogène, seule la cotisation minimale reste due, mais celle-ci est également indexée.
Contribution environnementale sur les véhicules électrifiés
À partir de janvier 2026, une contribution environnementale spécifique s'applique également à certains véhicules électrifiés, y compris les voitures électriques. Cette contribution peut atteindre jusqu'à 100 euros et est due une seule fois, à l'achat du véhicule.
Fiscalité régionale : fin des exonérations en Flandre
En Région flamande, les exonérations fiscales accordées aux voitures électriques et à hydrogène prennent fin à partir du 1er janvier 2026. Cela concerne notamment la taxe de mise en circulation et la taxe de circulation annuelle. Cette évolution augmente le coût global de détention d'un véhicule électrique en Flandre.
Zones de basses émissions (LEZ) : des directions différentes selon les Régions
Les zones de basses émissions prennent des directions différentes en Belgique en 2026.
À Bruxelles, le calendrier initial s'impose dès le 1er janvier 2026 : interdiction des diesel Euro 5 et des véhicules essence Euro 2 sur l'ensemble du territoire de la Région de Bruxelles-Capitale. Une période transitoire est prévue en début d'année, avec des avertissements avant des amendes pouvant atteindre 350 euros.
En Flandre, le durcissement prévu dans les LEZ d'Anvers et de Gand à partir de 2026 est abandonné. Le gouvernement flamand a décidé de maintenir les règles actuelles, laissant les diesel Euro 5 continuer à circuler au-delà de cette échéance.
Sources : FLEET.be, Budgetmobilité – SPF Emploi